
Une peau d’Apocalypso
Premier album de Lucas Andrea, Une peau d’Apocalypso dévoile une pop alternative où se mêlent douceur fragile, pulsations new wave et éclats éthérés du shoegaze.


« Musicien, chanteur, journaliste, plasticien intéressé par les transformations humaines et leur résonance sur notre environnement, Lucas Andrea transpose toutes ces interrogations dans une variété souterraine. Un disque étrange, où les chansons se mélangent et se répondent […] des chansons belles et bizarres. »
Marion Guilbaud|France Inter

« Un LP de neuf titres dont l’esthétique sonore souffle un vent de fraîcheur sur la chanson française. […] C’est véritablement l’onde émotionnelle déployée par ce disque qui saisit l’oreille. Un premier album libre et aventureux, amoureux de la vie ! »
Julien Naït-Bouda|Longueur d’ondes

« Lucas Andrea ouvre les fenêtres de sa pop mélancolique et synthétique, croisement entre la nostalgie de Christophe et l’urgence d’un Baxter Dury revisité par Daho. »
Nicolas Vidal|Faces
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À propos
Nouveau venu dans l’univers alternatif de la variété française, Lucas Andrea se distingue par sa touche new wave, shoegaze et beau bizarre. Artiste aux multiples facettes, il évolue à la croisée des disciplines où l’art plastique, la musique et l’écriture se répondent et se nourrissent mutuellement. Se définissant comme chansonnier, il est accompagné par le label La Souterraine. Son premier album, Une peau d’Apocalypso, est disponible depuis le 29 novembre 2024. Il a déjà été révélé par France Inter, Longueurs d’onde, adoubé par Etienne Daho, sélectionné par FIP, Tsugi, Télérama et coup de cœur Riffx. Ces distinctions soulignent l’originalité de son style et la profondeur de son travail, qui ne manquent pas de séduire un public toujours plus large.

J’aime pas demain
Été 2026
Découvrez un titre inédit « Les Flocons de décembre » dans Des Cadences de Ouf, la compilation de La Souterraine de Janvier 2026.


DEUXIÈME ALBUM
Ta peau
Lucas Andrea


Fin du mois de novembre
Lucas Andrea

Lettre
« Au mois de mai, j’ai rencontré La Souterraine, suite à un appel à démo. Cette histoire, c’est avant tout celle d’un carnet. D’une page arrachée, comme on jette une bouteille à la mer, et qui arrive, par-delà les vagues, à destination. J’aime, je l’avoue, leur manière de « faire », et cela, au-delà de la musique elle-même. De faire du sens du collectif comme du partage, une priorité. De tamiser la profusion de la nouvelle chanson française, comme on tamise le sable, à la recherche d’une trace de vie, déjà ou presque fossilisée, pour la donner à voir.
Au hasard de l’échange, il me disent qu’ils travaillent actuellement sur la préparation d’un album hommage pour Jean-Luc Le Ténia. J’ai dit : “J’adore”, alors ils m’ont proposé de faire une reprise de l’une de ces chansons. Ma première envie à tout de suite était de reprendre “Fin du mois de Novembre”. J’aime sa simplicité, son efficacité, sa beauté. Ses quatre accords de guitare, distillés avec une poésie modeste et qui va droit au cœur. J’ai voulu oublier la manière dont je composais habituellement, avec plein de nappes synthétiques… D’abord, en renouant avec ma guitare, mon piano. Il me fallait me rapprocher du toucher de l’instrument pour arriver à toucher ce que je désirais. Pour avoir quelque chose de plus honnête, plus pure, et plus proche de moi-même.
Ce qu’il y a de beau là-dedans, c’est que je ne connaissais pas Jean-Luc Le Ténia, de son vrai nom Jean-Luc Lecourt, avant que La Souterraine commence, il y a bien longtemps, à faire revivre ses chansons et à le faire renaître, par une nouvelle génération d’artistes. Le virus Le Ténia m’a pris à la gorge, et a donné naissance à plusieurs morceaux. « Fin du mois de Novembre » est alors apparu comme le premier titre de ce qui allait devenir mon premier album.
On a décidé de regrouper ces titres, et d’en faire un album qui soit plus qu’un album de reprises, avec des chansons persos. Les textes se répondent bien. Avec Jean-Luc, tant de similitudes nous relient. Par leurs portées, ses mots pourraient bien être les miens, sans la qualité qu’il leur offre, mais puisqu’ils ont ceci d’universels, et qu’il me semble que nous partageons ensemble les sentiments propres à ceux qui arrêtent le temps, ou saisissent les images qui transpercent les chairs. Une chambre noire, rendue possible par le fait de n’avoir jamais été et de ne jamais être, dans un lieu fantomatique et suspendu depuis lequel observer le monde. Une distance, et une solitude à apprivoiser afin d’en extraire les substances de l’intérieur. Je pense à nos relations de transfuges, qui sont évoquées dans la chanson la plus difficile que j’ai eu à sortir de mon carnet “L’Herbe mouillée”. Qu’il est important de dire, et de faire revivre tes sentiments, et puisque moi aussi je chante, de les partager. Ainsi, j’ai continué d’imaginer, et de remplir les marges dans lesquelles il était possible d’exister à ses côtés, comme des camarades solitaires “d’une sombre nuit, qu’on appelle l’amour”.
Une peau d’Apocalypso, comme une chimère, entre ma peau et la sienne. Ce sont les mots que j’ai choisis pour me présenter, et que l’on retrouve dans l’un de mes titres : ”J’ai comme un soupir de trop, collé au corps, une peau d’Apocalypso”. Une peau d’Apocalypso, comme des lettres qui cicatrisent les blessures d’un corps ou d’un cœur encore écorché. C’est terrible, mais c’est aussi une peau en resurrection. C’est beau, c’est bizarre, me disent-ils ; ça me plaît, et je pense à C.
C’est étrange, sortir un album, c’est partager, se présenter, mais aussi dire au revoir. Dire au revoir à des morceaux qui longtemps nous ont accompagnés ; des morceaux de nous-mêmes. Alors, comme Jean-Luc disait : « Écoutez mes chansons, mes chansons sont en vous, elles grandissent chaque jour ». Continuez à faire revivre ses poèmes, et faites vivre ce projet, qui n’a de sens qu’à travers votre écoute. Aimez. Partagez. Je vous embrasse. E justo. »

